Nous avons déjà évoqué le lin, sa beauté et ses qualités. Cette fibre, qui peut à la fois être luxueuse dans la mode, et très robuste dans la fabrication de cordages par exemple, permet toutes les utilisations, jusqu’à ses déchets de production qui servent à fabriquer du compost entre autres.
Le lin est une fibre qui déroute : victime du préjugé qu’il se froisse très vite (mais quelle beauté !) et que les vêtements en lin fin sont hors de prix, les consommateurs s’en sont longtemps détournés. Seule une partie « d’amoureux » des effets du lin continuent à le porter car il se patine merveilleusement bien avec le temps.
Le défi est donc de changer la communication autour du lin. Voilà chose faite par la CELC masters of Linen (Conférération Européenne du Lin et du Chanvre) pour mettre en valeur les origines locales du lin (France et Belgique). L’idée est de promouvoir ses avantages écologiques, ses diverses utilisations et les innovations technologiques, mais également d’insister sur le fait que le lin est essentiellement européen et russe et non chinois…
C’est ainsi que la CELC a lancé un film de quinze minutes destiné aux professionnels pour leur montrer le cycle de vie du lin, depuis la culture à son utilisation finale. Les étudiants et les détaillants sont également concernés pour leur montrer comment utiliser cette fibre et la mettre en avant.
L’enjeu est de taille car le lin représente 12 000 emplois directs et 8 000 indirects au travers de 7 500 exploitants : ce qui est cinq fois plus que la culture du blé.
L’ambition est de faire du lin l’ambassadeur de l’Europe… Un produit local, écologique (rotation des sols où le lin n’est présent qu’une année sur sept), peu gourmand en eau et source d’une très large diversité d’utilisation.


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