- Les labels Développement Durable : Ces labels intègrent à la fois des critères environnementaux et sociaux tout au long de la filière. En France, on peut citer le programme Fibre Citoyenne dont l’initiative revient à l’ONG Yamana.
Naturtextil (association internationale de l’industrie textile naturelle) ou I.V.N. de son appellation allemande certifie par les labels – IVN Best et IVN Better – les textiles naturels et biologiques.

Créée en 1993 le Label FSC (Forest Stewardship Council) signale au public un produit correspondant à un cahier des charges transparent et vérifié par des certificateurs indépendants, avec la caution d’une des plus grandes ONG environnementales (le WWF et Greenpeace). Il permet d’identifier le bois et ses produits dérivés ou des produits issus d’une forêt bénéficiant d’une gestion forestière respectant les principes du développement soutenable tels que définis à Rio en juin 1992.
A l’origine, le Label PEFC ( »Pan European Forest Certification » devenu « Program for the Endorsement of Forest Certification schemes ») a été créé par des forestiers européens visant une certification pour la zone paneuropéenne. Ces derniers considéraient le système FSC (Forest Stewardship Council), première certification forestière créée en 1992, après Rio, comme inappropriée au morcellement de la forêt européenne et, par conséquent, trop coûteuse à mettre en œuvre.
Dans les années 2000, PEFC a proposé son système de certification aux forestiers et filière bois hors de la zone paneuropéenne, en Afrique équatoriale, en Australie, et dans certains pays d’Amérique du Sud, en l’adaptant aux spécificités des forêts de ces zones.
Evoquer les labels dans la mode, c’est aussi parler de Max Havelaar.
Ce label est une branche de l’association internationale F.L.O. (Fairtrade Labelling Organization). Max Havelaar est actuellement l’un des principaux acteurs du commerce équitable. Selon les pays, ses homologues ont des noms différents: Max Havelaar (France, Suisse, Pays-Bas…), Transfair (Allemagne, Etats-Unis, Canada), Fairtrade (Royaume-Uni, Irlande…).
Comme pour la filière alimentaire, le but est d’appliquer les principes du commerce équitable qui garantissent aux producteurs un prix minimum d’achat leur permettant de couvrir les coûts de production et de faire vivre leur famille. En complément du prix d’achat minimum, une prime de développement est versée aux coopératives regroupant les producteurs afin de financer des équipements pour la communauté, comme la construction d’écoles ou de centres de santé, l’installation de puits d’eau potable…
Afin de garantir la certification, des contrôles sont effectués aux différents stades de la transformation en textile : respect de l’environnement (interdiction du recours aux OGM et à certains pesticides reconnus comme dangereux) et aspect social (application des conventions de l’Organisation Internationale du Travail).
En fin de compte, la profusion des labels, qu’ils soient écologiques, biologiques ou liés au développement durable montre une seule chose : l’intérêt et la préoccupation que le sujet suscite. On ne peut donc que s’en réjouir, en attendant une législation plus cadrée…


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